La Bohème dans l'espace a alimenté un comique de répétition dans les critiques d'opéra de la saison 2017-2018 et gageons que ce n'est pas fini.
Depuis la mission Proxima et son hyper-médiatisé Thomas Pesquet, l'espace est furieusement tendance et les scènes d'opéra n'échappent pas à la mode. Bien évidemment cela ne fonctionne pas, essentiellement parce que ce qu'on voit ne colle pas à ce qu'on entend et qu'un livret envoyé en orbite a du mal à conserver sa cohérence. En outre, même si on admet beaucoup d'invraisemblances sur scène, considérer l'espace comme n'importe quel lieu terrestre tourne vite au ridicule.
Donc nos quatre amis Rodolfo, Marcello, Schaunard et Colline ont embarqué dans un vaisseau spatial, certainement tentés par le Méphisto Hawking d'il y a deux saisons. La Bohème en Damnation de Faust 2, ça se tient. Mimi, le Café Momus ? Fantômes, souvenirs, délires.
Donc ce vaisseau, dans lequel les astronautes se déplacent et manipulent des objets sans contrainte d'impesanteur, comme on le ferait, par exemple, dans une mansarde sous les toits de Paris, est en perdition. Tellement en perdition qu'il est fixe par rapport à la « planète inhospitalière » que l'on voit par l'immense baie vitrée – point de hublot ici. À moins qu'il ne soit en orbite planète-inhospitalièro stationnaire.
Entre chaque acte, des intertitres façon film d'espace et bruitage assorti, car il est bien connu que le vide interstellaire fait du bruit.
Le vaisseau est tellement en perdition qu'il s'écrase sur la fameuse planète inhospitalière. De désespoir, Schaunard et Colline enlèvent leur casque et meurent instantanément sur le bord d'un cratère. Mais le super-héros Rodolfo est bien au-dessus de ces contingences somme toute très terrestres. Tête nue, il finira par s'écrouler, mais après une bonne demi-heure d'apnée.
Opéra Bastille, 7 décembre 2017
dimanche 29 juillet 2018
dimanche 22 juillet 2018
Opéra baroque 2017-18 : tomber la veste
Dans
son éditorial du n°134 d'Opéra Magazine (décembre 2017),
Richard Martet fustigeait le nouvel uniforme de scène qu'est le
complet-veston. Pour ce que nous avons vu de cette saison en effet,
les messieurs du cortège funèbre de Miranda (1), Philippe II et
Posa (2) – version trois pièces col ouvert, le comte Almaviva –
version décontractée sur T-Shirt blanc – et Don Bartolo (3) –
version trois pièces cravate, Boris Godounov (4), ainsi qu'au
théâtre l'usurpateur du trône de Milan et ses courtisans (5) et
Néron (6), ressemblent tous à nos collègues de réunion, à nos
chefs, ou à nos voisins de salle (lorsqu'ils « s'habillent »
pour une soirée au spectacle). Ce n'est pas forcément incongru –
sauf lorsque Boris est couronné, verrait-on un président de conseil
d'administration avec une couronne d'apparat sur la tête ? –
mais prodigieusement lassant.
Cependant
le complet-veston permet un jeu de scène qui serait impossible à
réaliser avec une toge, un pourpoint, une armure ou un scaphandre :
tomber la veste. Car un avatar du complet-veston est le bras de
chemise. Les questions qui se posent alors sont quand tomber la veste
et quand la remettre, quand la porter dans sa main droite, dans sa
main gauche ou à deux mains, quand la mettre sur son épaule, etc.
Le plus souvent ces mouvements de veste plongent le spectateur dans
la perplexité : pourquoi l'enlève-t-il, pourquoi la remet-il ?
Par
exemple, dans cette magnifique et judicieuse interprétation du
« site riant aux portes du couvent de Saint-Just »
transformé en salle
d'armes par Krzysztof Warlikovski (2), la confrontation de Philippe
II (complet gris) et Posa (complet noir) est ponctuée de mouvements
de vestes dont on cherche la signification. Philippe II tombe la
veste dès le début de la scène, la confie à son valet (lui aussi
en complet-veston, avec cravate), puis la reprend après quelques
répliques, puis finalement se ravise et la confie de nouveau au
valet. Posa de son côté tombe la veste au milieu de la scène, la
garde à la main, se résout à la poser, la reprend, la considère,
semble y trouver courage et détermination.
Mais
c'est quand il n'y a pas de valet pour aider l'interprète chantant
ou déclamant à remettre sa veste que tout se complique : on
assiste alors à des quêtes désespérées de la seconde manche,
voire à des abandons purs et simples.
(1) Miranda, Opéra-Comique,
Paris, 29 septembre 2017
(2) Don Carlos, Opéra
Bastille, Paris, 11 novembre 2017
(3) Il Barbiere di Siviglia,
Théâtre des Champs-Elysées, Paris, 8 décembre 2017
(4) Boris Godounov,
retransmission en direct de l'Opéra Bastille, UGC Toulouse, 7 juin
2018
(5) La Tempête,
Comédie-Française, Paris, 5 février 2018
(6) Britannicus,
Comédie-Française, Paris, 1er juillet 2018
dimanche 15 juillet 2018
Opéra baroque 2017-18 : 21h15 à la montre de Boris G.
Le
Boris de Ivo van Hove est en costume-cravate, le peuple en jean,
sweat à capuche ou doudoune bleu pétrole. Ce pourrait être une
répétition, chacun étant là comme il est, avec ses baskets, ses
lunettes, sa gourmette.
Donc
Boris porte une montre. Certainement invisible dans ses détails
depuis n'importe quel siège de Bastille. Mais rien n'échappe à la
caméra. Un gros plan sur Boris et – ah tiens ! il est 21h15.
Exactement l'heure de Bastille, l'heure de cette salle de Toulouse.
Qui
est donc celui qui est là ? Boris Godounov ou Ildar
Abdrazakov ?
Plusieurs
hypothèses s'offrent à nous :
- Ildar Abdrazakov a oublié d'enlever sa montre avant d'entrer en scène, le costume-cravate qu'il porte est le sien, il l'a gardé en sortant du bureau ; il a quand même pris soin de déposer son attaché-case et sa carte Navigo dans sa loge.
- Un type qui se fait passer pour Boris Godounov a piqué les vêtements et la montre d'Ildar Abdrazakov dans sa loge (Ildar Abdrazakov, lui, est ligoté dans sa loge dans les habits de Boris).
- Un type chante le personnage d'Ildar Abdrazakov en train de chanter Boris à 21h15.
- Le metteur en scène pousse la transposition à notre époque jusqu'à la transposition en temps réel.
- Le metteur en scène veut nous montrer qu'il n'y a pas de mise en scène (on le croit aisément).
Si
Rigoletto ou Falstaff avaient une montre, ils n'entendraient plus
jamais les douze coups de minuit puisque les représentations, sauf
peut-être celles des festivals d'été, se terminent bien avant.
Sparafucile pourrait remplir son sac de patates et les fées aller se
rhabiller.
Boris Godounov
Retransmission en direct de l'Opéra Bastille, UGC Toulouse, 7 juin 2018
Retransmission en direct de l'Opéra Bastille, UGC Toulouse, 7 juin 2018
dimanche 8 juillet 2018
La Clémence de Titus : pour les messieurs dames
La
reprise de la mise en scène de David McVicar n'est plus qu'une
gesticulation bien fade, ambiguïtés, politiquement incorrect et
symboles ont été gommés. Tito et Sesto restent désormais à bonne
distance l'un de l'autre, plus d’étreinte passionnée, plus
d'ultime baiser refusé. En revanche le même Sesto cherche à
enlacer et embrasser Vittelia à tout bout de champ et de chant. La
complexité du dilemme ne s'exprime qu'à grands effets de parapheur
violemment jeté à terre. Mais les ninja romains sont
toujours là et toujours assidus dans leur pratique des kata
en nito avec kiai et mines menaçantes. Et Vitellia est
toujours fagotée.
![]() |
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Titus
Flavius Sabinus Vespasianus
Argent,
Cornaline
Bustes
des douze Césars
XVIe
siècle
Musée du Louvre
|
Ces
dames en pantalon, le Sesto de Rachel Frenkel et l'Annio de
Julie Boulianne sont magnifiques. Inga Kalna a toutes les notes, et
en particulier les terribles graves et d'émouvants piani, de
Vittelia, mais pousse la puissance des aigus jusqu'au désagréable.
Le Tito de Jeremy Ovenden inquiète au début avec une sorte de
prudence et des fins de phrases comme évitées, mais convainc dans
son air de dilemme. Le petit rôle de Servilia est admirablement tenu
par Sabina Puértolas et Publio fait découvrir le talent d'Aimery
Lefèvre dans la noiceur et l'extrême grave. C'est le sourire
d'Attilio Cremonesi qui dirige très attentivement, chœur et
orchestre surélevé parfaits, sublime cor de basset. Et on a
l'immense plaisir de pouvoir, jusqu'au dernier rappel, applaudir les
musiciens heureusement prisonniers de leur fosse.
Capitole, 24 juin 2018
lundi 21 mai 2018
Macbeth : les miroirs du mal
Jean-Louis
Martinoty les avait voulues omniprésentes : tapies, assises,
debout, seules ou groupées, à cour, à jardin, en arbres, devant ,
derrière, présences ou reflets. Les sorcières conduisent le bal de
mort en dansant à pile ou face, visages avenants et robes blanches –
mais imprimées d'ossements – en miroir avec crânes et squelettes
en capes noires. Elles virevoltent, grouillent, touillent la potion
où sont jetés serpents, hiboux et chats noirs en peluche. Les
sicaires se camouflent en pierres moussues, le tronc noueux de
l'arbre renversé dessine des têtes effrayantes. Des ombres se
faufilent derrière les colonnes qui pivotent en forêt ou en miroirs
mis en abyme. Des poupées de Bellmer, chimères grotesques plutôt
qu'Ondines et Sylphides, hantent le cauchemar du meurtrier.
Peu de sang, mais des cadavres, et une interrogation posée par la
table du banquet où est apparu le spectre de Banco, soudainement
élevée face à la salle : pouvons-nous nous regarder dans une
glace sans qu'apparaisse quelque fantôme ?
Si
la scénographie est astucieuse, la direction d'acteurs (reprise par
Frédérique Lombart), fait hélas défaut et les solistes viennent
la plupart du temps chanter face public sans interagir avec leurs
partenaires, sapant l'intensité dramatique.
Le
vert, couleur maudite au théâtre. C'est de vert qu'est vêtue Lady
Macbeth, sirène au chant d'emblée séducteur et maléfique.
Béatrice Uria-Monzon, à la fois noble et manipulatrice, incarne le
rôle avec grande intelligence et maîtrise des difficultés.
Méconnaissable en cheveux blancs de somnambule, elle erre, fantôme
hagard, dans le labyrinthe où se reflètent cent bougies, quittant
la scène sur un fil di voce.
Vitaliy
Bilyy semble emprunté en Macbeth, le chant souvent plat, sans grande
terreur. Le choix du finale de 1847 n'aide pas l'acteur qui
littéralement doit ressusciter pour mourir de nouveau en chantant.
La
basse In Sung Sim séduit immédiatement l'oreille avec un Banco
luxueux, on regrette que le personnage soit assassiné si tôt. De
même le jeune ténor Otar Jorjikia est une belle découverte en
Macduff. Les deux jeunes filles de la Maîtrise du Capitole sont
parfaites en apparitions et on remarque les magnifiques interventions
de Carlos Rodriguez, artiste du Chœur, en médecin.
Le
Chœur du Capitole, très sollicité, est comme toujours admirable,
avec une mention spéciale aux dames–sorcières. Michele Gamba
dirige un Orchestre sublime, ménageant silences et respirations. C'est assurément la musique qui suscite l'émotion.
Photos
© Patrice Nin
Capitole, 20 mai 2018
lundi 16 avril 2018
Carmen : libre, un peu trop libre
L'ouverture
de l’œuvre et du toril libère des dames bien rangées qui montent
à l'assaut de la face, leurs ombrelles braquées sur la salle. Et
Don José tue Carmen sur le thème du destin, point de suspense.
Donc
Don José, comme chez Mérimée, se souvient : d'une Carmen à
effets de hanches et coups de jupons, d'une Micaëla très nattes
bleues et jupe tombante. Que nous dit cette Carmen
aujourd'hui ? Ma foi, je ne sais pas.
Jean-Louis
Grinda et son équipe ont organisé les quatre actes autour, de part
et d'autre ou à l'intérieur d'une hypersurface élégante, qui peut
figurer une caserne, une arène, des montagnes, mais qui est hélas à
la fois encombrante et bruyante lorsqu'elle est déplacée.
Acte
I : voir et ne pas voir. Sur la place, où personne ne passe, il
n'y a pas de place. Il semblerait que chacun vienne et aille dans la
salle. Au point que Moralès entreprend Micaëla sans la voir, les
deux personnages se parlant… face public. Voyez-les / Regards
impudents / Mine coquette, disent les soldats. Mais on ne voit
rien du tout, les cigarières sont encore derrière la porte close de
la manufacture (ou du toril). J'apporte de sa part, fidèle
messagère / Cette lettre dit Micaëla à Don José. Mais la
lettre reste dans la besace de la messagère. Mais nous ne voyons
pas la Carmencita disent les soldats. Le public, lui, l'a très
bien vue entrer et s'allonger par terre – mais pourquoi donc –
simplement pour que les soldats l'entourent et la désignent du doigt
– La voilà – comme un seul homme ?
Une
très jeune danseuse, à la fois fatum et double de Carmen, apparaît
régulièrement, sur la place, chez Lilas Pastia, apportant les
cartes du destin dans la montagne et la robe de mort devant l'arène.
Belle idée, mais est-il nécessaire qu'elle danse systématiquement,
et pas toujours parfaitement ?
Les
artistes du Chœur du Capitole, malheureusement peu mis en valeur
scéniquement, sont excellents comme à l'accoutumée. Mais on frise
l'accident avec les gamins à l'acte I, l'air commencé en coulisses
se décalant par rapport à l'orchestre à l'entrée en scène,
entrée elle-même scandée par des bruits de pas qui tombent à côté
de la musique. La Maîtrise retrouvera à l'acte IV toutes les
qualités qu'on lui connaît. Parmi les seconds rôles, si Christian
Tréguier parle son Zuniga plutôt qu'il ne le chante, les Mercédès
et Frasquita de Marion Lebègue et Charlotte Despaux sont délicieuses
et le Moralès d'Anas Seguin fait grande impression. Dimitry
Ivashchenko propose un Escamillo sans grande séduction. Anaïs
Constans fait de beaux débuts en Micaëla, malgré une crispation
perceptible dans le duo de du premier acte – en oublie-t-elle de
sortir la fameuse lettre ? Mais quasiment rien ne
[l]'épouvante dans la montagne.
Charles
Castronovo, Don José très engagé scéniquement et vocalement,
suscite à lui seul toute l'émotion de la représentation. Une très
belle Fleur, une scène finale où la brutalité se fait
poignante et élégante à la fois, une diction française presque
parfaite même lors des passages parlés, une ligne de chant sans
défaut, on peut même imaginer que l'artiste pourrait atteindre au
sublime avec une autre partenaire.
Car
la Carmen de Clémentine Margaine, incarnée à gros traits, laisse
dubitatif. Le personnage est d'emblée détestable, vulgaire,
provoquant sans séduire. La habanera, chantée au public de
la salle plutôt qu'au public de la place, ponctuée de grandes
reprises de souffle, ne montre aucune montée de tension de
séduction. Tout le chant est assorti de vilaines accentuations de
syllabes, de respirations bruyantes en milieu de phrase, de notes
approximatives. Un certain malaise s'installe. Libre elle est née,
libre elle chantera.
Photos
© Patrice Nin
Capitole, 8 avril 2018
samedi 24 février 2018
La Walkyrie : humains, profondément humains
Nicolas
Joël et Ezio Frigerio ont conçu une écrasante symétrie, des
décors imposants – ou s'imposant – en miroir, miroir des doubles
contraintes, des dilemmes.
L'ordre
du noir manoir de Hunding est perturbé par cette table de bois
anachronique où le maître de maison, jouant avec son couteau,
n'invite pas l'hôte égaré. Haine, hospitalité :
l'hospitalité doit primer, mais la table sera renversée
rageusement.
Chez les dieux, les escaliers, degrés des valeurs
morales, sont le théâtre des jeux de dominations, du choc des
arguments : les certitudes titubent sur les marches et
contremarches de l'amour et du devoir. Et les Walkyries malmènent
des cadavres hyperréalistes tandis que des chevaux statufiés
s'emballent sur l'arc de triomphe ancré sur le rocher ; le
divin n'est plus que pierre, et c'est l'humain en chair et en os,
mortel, qui devra construire l'ère nouvelle.
Reprenant
la mise en scène de Nicolas Joël, Sandra Pocceschi insiste sur les
regards, la duplicité des personnages, les hiérarchies qui se
défont. Wotan – et l'interprète y contribue largement – est
particulièrement fouillé, dieu déjà plus très dieu dans son
habit et ses façons. Cependant on n'échappe pas aux lances
violemment projetées au sol à chaque accès de colère, ou aux
personnages qui se jettent systématiquement par terre lorsqu'ils
sont contrariés.
Siegmund
est soigneusement vêtu pour quelqu'un qui vient de subir orage,
tempête et ennemis ; mais si Michael König est quelque peu
emprunté dans sa cotte, le chant fait passer l'émotion que le corps
ne dit pas. Avec de belles notes graves et de formidables aigus,
Daniela Sindram compose une Sieglinde tourmentée, saisissante dans
sa scène d'hallucination. Loin d'un Hunding monolithique, Dimitry
Ivashchenko conjugue finement brutalité et noblesse.
Les
injonctions de la sublime Flicka d'Elena Zhidkova, divine sur les
plus hautes marches de l'escalier, contraignent Wotan à rester en
bas, humain, trivial. Tomasz Konieczny privilégie alors le théâtre
et le sprechgesang. Mais après une chevauchée de Walkyries
riantes, criantes voire hurlantes, le dieu miné par un déchirement
profondément humain retrouve une musicalité qui rend passionnant le
dialogue père-fille jusqu'à l'émouvant baiser d'adieu. Anna
Smirnova parvient à dompter la puissance de ses cris de guerre
d'entrée pour faire passer dans sa Brünnhilde toute une palette de
sentiments au fur et à mesure que l'armure se fend.
Claus
Peter Flor réussit comme toujours un parfait équilibre entre
l'orchestre et le plateau – orchestre sublime et magnifiques solos
qui émeuvent tout autant que le chant.
Et
comment ne pas penser à Patrice Chéreau, dont Nicolas Joël fut
l'assistant pour son
Ring
à Bayreuth en
1976 lorsque, après la
manifestation du feu Loge dans
sa petite jarre, la
fumée rougeoyante fait
disparaître la silhouette tout armée de Brünnhilde, sous
le regard d'un père, humain, forcément humain, qui
ensuite détourne le regard
et quitte la scène.
Photos
© David Herrero et Frédéric
Maligne
Capitole, 11 février 2018
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